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Micro-entreprise en 2026 : plafonds, cotisations, TVA… le guide complet pour l'achat-revente et le freelance

Revendre des consoles sur Leboncoin ou facturer des missions en freelance : la micro-entreprise reste le régime le plus simple pour démarrer. Mais ses plafonds et ses taux ont bougé en 2026, et ses cotisations se calculent sur le chiffre d'affaires, jamais sur la marge. Les règles en vigueur, activité par activité, avec des exemples chiffrés.

Par La rédaction

· 22 min de lecture

Angle d'un immeuble de bureaux gris et bleu portant l'enseigne « Urssaf », sous un ciel bleu, à Rennes
Le centre régional de l'Urssaf à Rennes, en janvier 2026. Le micro-entrepreneur déclare son chiffre d'affaires et paie ses cotisations auprès de l'Urssaf. — Photo : Hoolen / Wikimedia Commons · CC0 1.0 · source
Sommaire · 10 parties
  1. Micro-entreprise : ce que le régime simplifie, et ce qu'il ne simplifie pas
  2. Plafonds de la micro-entreprise en 2026 : 203 100 € et 83 600 €
  3. Taux de cotisations 2026 : ce que l'Urssaf prélève selon votre activité
  4. Achat-revente : où passe la frontière, et pourquoi la marge compte plus que le chiffre
  5. Freelance en micro-entreprise : ce qu'il reste sur 1 000 € encaissés
  6. Franchise en base de TVA en 2026 : les seuils en vigueur et le sort de la réforme
  7. Impôt sur le revenu : versement libératoire ou barème ?
  8. Déclarations, CFE, factures : les obligations du micro-entrepreneur au quotidien
  9. Cumuler la micro-entreprise avec un emploi, des études, le chômage ou la retraite
  10. Créer sa micro-entreprise en 2026 : la marche à suivre

En micro-entreprise, un revendeur de smartphones qui dégage 15 % de marge sur 50 000 € de ventes peut laisser plus de 80 % de cette marge à l'Urssaf, quand un développeur qui facture 36 000 € dans l'année conserve 72 % de son chiffre d'affaires après cotisations et impôt. Même statut, mêmes formalités, résultats opposés : tout se joue dans des règles que 2026 a en partie réécrites.

Le régime reste la porte d'entrée la plus simple pour facturer ses premières missions ou déclarer une activité d'achat-revente. Mais en 2026, ses plafonds ont été relevés, les cotisations des libéraux ont encore augmenté, l'ACRE a été divisée par deux et, depuis le 1er septembre, toute entreprise doit pouvoir recevoir des factures électroniques.

Ce guide fait le point sur la micro-entreprise en 2026, règles en vigueur au 24 septembre et calculs à l'appui, pour deux profils : le revendeur, qui achète pour revendre, et le freelance, qui vend son temps. Il vaut pour la France métropolitaine et ne remplace pas un conseil fiscal personnalisé.

Micro-entreprise : ce que le régime simplifie, et ce qu'il ne simplifie pas

Le micro-entrepreneur, que l'on appelle encore souvent « auto-entrepreneur », est un entrepreneur individuel soumis à un régime fiscal et social simplifié. Depuis le 15 mai 2022, ses créanciers professionnels ne peuvent en principe saisir que les biens utiles à son activité (article L526-22 du Code de commerce).

Ses cotisations se calculent sur le chiffre d'affaires encaissé (article L613-7 du Code de la sécurité sociale), son impôt aussi, après un abattement forfaitaire ou sous forme de versement libératoire. La contrepartie : vos charges réelles ne sont jamais déduites. Achats de marchandises, frais d'envoi, commissions des plateformes, frais de paiement, matériel : rien ne réduit la base de calcul. Indolore pour un freelance qui a peu de frais, ce principe peut absorber l'essentiel du bénéfice d'un revendeur à marge faible.

Certaines activités en sont exclues : TVA immobilière (marchand de biens, promoteur, location d'immeubles nus), agriculture rattachée à la MSA, professions libérales affiliées à une autre caisse de retraite que la Cipav ou la SSI, comme les professions juridiques et médicales (fiche Service-public).

Ce que la micro-entreprise simplifie

  • Inscription gratuite en ligne, sur le guichet unique
  • Des cotisations proportionnelles aux encaissements : rien à payer sans chiffre d'affaires
  • Un livre des recettes (et un registre des achats pour la vente) au lieu d'une comptabilité complète
  • Pas de TVA à facturer sous 37 500 € (services) ou 85 000 € (vente)
  • Un impôt forfaitaire possible avec le versement libératoire

Ce qu'elle ne simplifie pas

  • Aucune charge réelle déduite : achats, commissions, frais d'envoi, matériel
  • Des plafonds de chiffre d'affaires à ne pas dépasser deux années de suite
  • Pas d'assurance chômage financée par vos cotisations
  • Peu ou pas de trimestres de retraite avec un petit chiffre d'affaires

Plafonds de la micro-entreprise en 2026 : 203 100 € et 83 600 €

Révisés tous les trois ans en fonction du barème de l'impôt sur le revenu (articles 50-0 et 102 ter du Code général des impôts), les plafonds de 2026 valent jusqu'en 2028. Ils portent sur le chiffre d'affaires hors taxes de l'année civile, frais de port refacturés compris.

ActivitéPlafond 2023-2025Plafond 2026-2028
Vente de marchandises, objets, fournitures, denrées188 700 €203 100 €
Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC)77 700 €83 600 €
Activités libérales (BNC)77 700 €83 600 €

Hors location meublée et meublés de tourisme, qui ont leurs propres plafonds, trois règles comptent en pratique :

  • L'activité mixte. Si vous vendez des marchandises et des services, comme un réparateur de consoles qui revend aussi des pièces, le total ne doit pas dépasser 203 100 €, dont 83 600 € au maximum pour les services.
  • L'année de création. Le plafond est réduit au prorata du temps d'activité : une activité de services créée le 1er juillet 2026 dispose d'environ 42 100 € pour 2026 (184 jours sur 365).
  • Le dépassement. Dépasser le plafond une année est sans conséquence ; deux années civiles de suite, et vous basculez au régime réel au 1er janvier suivant : 90 000 € de prestations en 2026 et en 2027 font sortir du régime au 1er janvier 2028.

Taux de cotisations 2026 : ce que l'Urssaf prélève selon votre activité

Le taux dépend de la nature de l'activité, pas d'un choix de votre part. L'achat-revente et l'e-commerce relèvent de la vente de marchandises ; la réparation, le dépannage ou la livraison, des services BIC ; le développement, le conseil, le graphisme, la rédaction ou la création de contenu, des activités libérales. La Cipav ne concerne plus qu'une vingtaine de professions réglementées, comme les architectes ou les psychologues. La grille 2026 (Urssaf) :

ActivitéCotisationsFormationVersement libératoireAbattement (barème)
Vente de marchandises12,3 %0,1 %1 %71 %
Services BIC21,2 %0,1 %1,7 %50 %
Libéral non réglementé (SSI)25,6 %0,2 %2,2 %34 %
Libéral réglementé (Cipav)23,2 %0,2 %2,2 %34 %

Le taux des libéraux relevant de la Sécurité sociale des indépendants (SSI) a été relevé par étapes : 21,1 % jusqu'au 30 juin 2024, 23,1 % au 1er juillet 2024, 24,6 % en 2025 et 25,6 % depuis le 1er janvier 2026. Si un calculateur affiche 26,1 %, il suit encore le décret du 30 mai 2024 ; l'article D613-4 du Code de la sécurité sociale, modifié depuis, a retenu 25,6 % (fiche Service-public). Sur 36 000 € encaissés, cette dernière marche coûte 360 € de plus qu'en 2025.

Ces cotisations financent maladie, retraite, invalidité-décès, allocations familiales et CSG-CRDS, mais pas d'assurance chômage. Les artisans versent 0,3 % pour la formation, et commerçants comme artisans paient une petite taxe pour frais de chambre consulaire.

Retraite : le chiffre d'affaires qui valide vos trimestres

Faute de cotisation minimale, sauf option, vos droits à la retraite suivent votre chiffre d'affaires : sans encaissement, aucun trimestre. Chaque tranche de 1 803 € de « revenu cotisé » (150 heures au Smic horaire de 2026) valide un trimestre, dans la limite de quatre par an. Appliquée aux taux de 2026, la méthode de la fiche Service-public sur la retraite du micro-entrepreneur donne ces seuils de chiffre d'affaires annuel :

ActivitéPour 1 trimestrePour 4 trimestres
Vente de marchandisesenviron 6 030 €environ 24 115 €
Services BICenviron 3 500 €environ 13 990 €
Libéral (SSI, hors Cipav)environ 2 710 €environ 10 850 €

Avec 12 100 € encaissés en 2026, l'exemple de la fiche officielle valide ainsi 2 trimestres en vente, 3 en services BIC et 4 en libéral, cotisations payées.

ACRE : une aide divisée par deux depuis le 1er juillet 2026

L'ACRE réduit les cotisations jusqu'à la fin du troisième trimestre civil qui suit le début d'activité. Réservée à certains publics, notamment les demandeurs d'emploi, les bénéficiaires du RSA ou de l'ASS et les 18-25 ans, elle se demande à l'Urssaf dans les 60 jours. Pour les activités démarrées depuis le 1er juillet 2026, la réduction n'est plus que de 25 %, contre 50 % auparavant : en services BIC, on paie 15,9 % au lieu de 21,2 % (fiche Acre de Service-public).

Achat-revente : où passe la frontière, et pourquoi la marge compte plus que le chiffre

Particulier ou professionnel ?

Vendre ses propres affaires d'occasion n'est pas une activité professionnelle, et les gains sont en principe exonérés d'impôt : sans condition de montant pour les meubles meublants, les appareils ménagers et les voitures, jusqu'à 5 000 € de prix de vente pour les autres biens meubles (article 150 UA du CGI), hors bijoux, objets d'art, de collection et métaux précieux, qui suivent des règles propres.

Acheter pour revendre, c'est autre chose. Le Code de commerce range « tout achat de biens meubles pour les revendre » parmi les actes de commerce, et est commerçant celui qui en fait sa « profession habituelle » (articles L110-1 et L121-1). Aucun montant minimal n'est prévu : comptent la régularité des achats, l'intention de revendre et la recherche d'un bénéfice. Racheter chaque mois des consoles pour les revendre plus cher est une activité commerciale, qu'elle rapporte 500 € ou 50 000 € par an. Nos méthodes pour estimer le juste prix d'une PS5 ou d'une Switch 2 d'occasion ou d'un PC gamer et d'une carte graphique d'occasion servent autant à l'achat qu'à la revente.

DAC7 : ce que Leboncoin, Vinted et les autres transmettent au fisc

Depuis 2023, la directive européenne DAC7 (directive (UE) 2021/514), reprise aux articles 1649 ter A et suivants du CGI, oblige les plateformes de vente à déclarer chaque année au fisc les vendeurs qui réalisent au moins 30 ventes ou plus de 2 000 € de ventes de biens sur l'année. Pour les prestations de services et la location de biens immobiliers, il n'y a pas de seuil d'exclusion. La déclaration part au plus tard le 31 janvier suivant, avec une copie pour vous : d'où les demandes de date de naissance, d'adresse et de numéro fiscal.

Le calcul qui fâche : 12,3 % du chiffre d'affaires, pas de la marge

Trois revendeurs (vêtements de marque, consoles et jeux, smartphones) dégagent la même marge brute annuelle, 7 500 €, avec des taux de marge différents. Cotisations (12,3 %) et formation (0,1 %) portent sur leur chiffre d'affaires :

VêtementsConsolesSmartphones
Marge brute50 %25 %15 %
Chiffre d'affaires15 000 €30 000 €50 000 €
Achats7 500 €22 500 €42 500 €
Cotisations et formation (12,4 %)1 860 €3 720 €6 200 €
Marge absorbée24,8 %49,6 %82,7 %
Reste avant impôt et frais5 640 €3 780 €1 300 €

L'impôt aggrave l'écart. Sans option, l'abattement de 71 % suppose des charges égales à 71 % des ventes ; or les achats du revendeur de smartphones en pèsent 85 %. Il est imposé sur 14 500 € (29 % de 50 000 €) alors qu'il ne lui reste que 1 300 €, et le versement libératoire lui coûte 500 €, plus d'un tiers de ce reste.

La micro-entreprise convient à la revente…

  • La marge brute dépasse 30 à 40 % du prix de vente
  • Vous testez une activité sans comptabilité complète
  • Le chiffre d'affaires reste loin des seuils de TVA

…elle devient pénalisante quand…

  • La marge est faible (smartphones, informatique, consoles récentes)
  • Les frais annexes (envois, commissions, emballages) sont élevés
  • Le volume monte vite : 12,4 % d'un gros chiffre d'affaires pèse lourd

Au régime réel, cotisations et impôt portent sur le bénéfice, en échange d'une comptabilité complète : pour une revente à faible marge, faites chiffrer les deux options par un expert-comptable. Les frais de paiement ne se déduisent pas non plus : notre calcul des frais Stripe sur une vente montre ce qu'ils retirent à chaque encaissement.

Les obligations propres aux revendeurs

  • Le registre des achats. En plus du livre des recettes, tout micro-entrepreneur qui vend des marchandises tient un registre récapitulatif de ses achats, par ordre chronologique, avec les justificatifs (article L123-28 du Code de commerce). Pour un achat à un particulier, conservez l'annonce, la preuve de paiement et une attestation de vente.
  • Le registre des objets mobiliers. Revendre des objets usagés achetés à des particuliers impose une déclaration préalable en préfecture et un registre identifiant chaque objet et son vendeur. Ne pas tenir ce « livre de police » est puni de six mois d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende (articles 321-7 et R321-1 du Code pénal). C'est aussi votre meilleure protection contre le recel d'objets volés, l'un des risques détaillés dans notre enquête sur les arnaques sur Leboncoin, Vinted et Marketplace.
  • Les droits de vos clients. Un vendeur professionnel doit la garantie légale de conformité, y compris sur les biens d'occasion, et le droit de rétractation de 14 jours pour la vente à distance.

Freelance en micro-entreprise : ce qu'il reste sur 1 000 € encaissés

Pour un freelance, qui a peu d'achats, le calcul est direct. Ce qu'il reste sur 1 000 € encaissés, versement libératoire compris, avant frais professionnels (et, pour la vente, avant le coût des marchandises) :

Sur 1 000 €Libéral (SSI)Services BICVente
Cotisations256 €212 €123 €
Formation2 €1 €1 €
Versement libératoire22 €17 €10 €
Reste720 €770 €866 €

Un développeur qui facture 3 000 € par mois encaisse 36 000 € dans l'année. En 2026, il paie 9 216 € de cotisations, 72 € de contribution à la formation et, s'il a opté pour le versement libératoire, 792 € d'impôt. Il lui reste 25 920 €, soit 2 160 € par mois avant frais professionnels, et il reste sous le seuil de franchise de TVA.

La règle pratique : en libéral, virez environ 28 % de chaque encaissement (25,6 % + 0,2 % + 2,2 %) sur un compte séparé. Les créateurs de contenu relèvent le plus souvent de cette catégorie : notre analyse de ce que rapporte une chaîne YouTube en France détaille d'où viennent leurs revenus.

Franchise en base de TVA en 2026 : les seuils en vigueur et le sort de la réforme

En franchise en base, vous ne facturez pas de TVA et ne récupérez pas celle payée sur vos achats. Vos factures portent la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». La franchise s'applique si le chiffre d'affaires de l'année précédente ne dépasse pas le seuil de base, et tant que celui de l'année en cours reste sous le seuil majoré :

ActivitéSeuil de baseSeuil majoré
Vente de marchandises, restauration, hébergement85 000 €93 500 €
Prestations de services37 500 €41 250 €

Avocats, auteurs et artistes-interprètes ont leurs propres seuils (fiche officielle).

Le seuil unique de 25 000 € n'a jamais été appliqué. La loi de finances pour 2025 prévoyait de ramener les seuils à 25 000 € au 1er mars 2025. La mesure a été suspendue fin février 2025, avant d'entrer en vigueur, puis supprimée par la loi n° 2025-1044 du 3 novembre 2025. Pour 2026, l'administration confirme que les seuils du tableau restent inchangés.

Les règles de franchissement, elles, ont changé en 2025 :

  • si l'année en cours dépasse le seuil de base sans atteindre le seuil majoré, vous restez en franchise jusqu'au 31 décembre, puis vous facturez la TVA à partir du 1er janvier suivant ;
  • si vous dépassez le seuil majoré, la TVA est due dès l'opération qui fait franchir le seuil, et non plus à partir du premier jour du mois ;
  • l'année de création, ces seuils sont réduits au prorata du temps d'activité (article 293 D du CGI) : pour des services lancés le 1er juillet 2026, le seuil de base est d'environ 18 900 € pour 2026.

Exemple : un freelance déjà installé, resté sous les 37 500 € en 2025, facture 3 500 € par mois depuis janvier 2026. Fin novembre, il a encaissé 38 500 € : au-dessus du seuil de base, sous le seuil majoré. La facture de décembre porte son total à 42 000 €, au-delà de 41 250 € : il doit l'émettre avec TVA (3 500 € HT plus 700 € de TVA), comme toutes les suivantes. C'est neutre pour des clients entreprises, qui récupèrent la TVA ; face à des particuliers, il doit augmenter ses prix de 20 % ou rogner sa marge.

Vous vendez à des particuliers d'autres pays de l'Union ? Au-delà de 10 000 € de ventes à distance par an, la TVA du pays de l'acheteur s'applique, via le guichet unique OSS (directive (UE) 2017/2455), sauf pour les biens d'occasion vendus sous le régime de la marge (article 258 A du CGI).

Impôt sur le revenu : versement libératoire ou barème ?

Par défaut, votre chiffre d'affaires, diminué de l'abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 % selon l'activité, avec un minimum de 305 €), s'ajoute aux autres revenus de votre foyer et suit le barème progressif. Vous le déclarez au printemps sur la déclaration complémentaire n° 2042-C-PRO.

Le versement libératoire remplace ce calcul par un pourcentage de vos recettes, payé avec vos cotisations : 1 % pour la vente, 1,7 % pour les services BIC, 2,2 % pour les BNC (article 151-0 du CGI). Il est réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année ne dépasse pas, par part, la limite de la deuxième tranche du barème : 29 315 € pour 2026 (revenus de 2024), 29 579 € pour 2027 (revenus de 2025).

Pour comparer, rapportez l'impôt à 100 € encaissés. Sans l'option, il vaut à peu près la part imposable (100 € moins l'abattement) multipliée par votre taux marginal d'imposition (TMI) ; l'abattement figure entre parenthèses :

Pour 100 €Versement libératoireTMI 0 %TMI 11 %TMI 30 %
Vente (71 %)1,00 €0 €3,19 €8,70 €
Services BIC (50 %)1,70 €0 €5,50 €15,00 €
Libéral BNC (34 %)2,20 €0 €7,26 €19,80 €

Pour un foyer non imposable, le versement libératoire est une dépense pure, due même quand l'impôt au barème aurait été nul ; dès la tranche à 11 %, il coûte nettement moins cher. Le calcul reste approximatif (décote, progressivité du barème), et ces recettes comptent dans votre revenu fiscal de référence, qui conditionne de nombreuses aides.

Déclarations, CFE, factures : les obligations du micro-entrepreneur au quotidien

Déclarer son chiffre d'affaires, même nul. Chaque mois par défaut, ou chaque trimestre si vous l'avez demandé dans le mois qui suit le début d'activité, sur autoentrepreneur.urssaf.fr, avant la fin du mois qui suit la période : en trimestriel, le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre et le 31 janvier. On y déclare les sommes encaissées hors taxes, sans déduire commissions ni frais. Chaque déclaration oubliée coûte une pénalité de 60,1 €, et l'Urssaf calcule alors vos cotisations sur une base forfaitaire majorée (fiche Service-public). Pour changer de rythme en 2027, faites la demande avant le 31 octobre 2026.

La cotisation foncière des entreprises (CFE). Vous en êtes exonéré l'année de création si vous déposez la déclaration initiale 1447-C-SD avant le 31 décembre, et votre base est réduite de moitié l'année suivante (article 1478 du CGI). Jusqu'à 5 000 € de chiffre d'affaires sur l'année de référence, en général l'avant-dernière, vous échappez à la cotisation minimum (article 1647 D), ce qui annule le plus souvent la CFE d'une activité à domicile ; au-delà, le montant dépend de votre commune. L'avis arrive uniquement dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr, pour un paiement le 15 décembre.

Le livre des recettes et les factures. Le livre recense chaque encaissement, dans l'ordre chronologique : date, client, nature de l'opération, montant, mode de paiement. Vos factures indiquent notamment votre nom précédé ou suivi de la mention « EI » (ou « Entrepreneur individuel »), votre adresse et votre numéro Siren (mentions obligatoires).

Un compte bancaire dédié. Il devient obligatoire quand votre chiffre d'affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives (article L613-10 du Code de la sécurité sociale). Un second compte courant à votre nom suffit : il n'a pas à être un « compte professionnel ».

La facturation électronique. Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA et établie en France doit pouvoir recevoir des factures électroniques. La franchise dispense de facturer la TVA, pas d'être assujetti : les micro-entrepreneurs sont concernés. L'émission et la transmission des données des ventes aux particuliers (e-reporting) suivront le 1er septembre 2027 (article 289 bis du CGI, loi de finances pour 2024). Tout passe par une plateforme agréée, directement ou via un logiciel raccordé : vérifiez que la vôtre figure sur la liste officielle (fiche Service-public).

Les dates à retenir, de janvier 2026 à septembre 2027 :

  1. 1er janv. 2026

    Nouveaux plafonds, nouveau taux libéral

    203 100 € et 83 600 € jusqu'en 2028 ; libéraux de la SSI à 25,6 %.

  2. 31 janv.

    Récapitulatif DAC7

    Les plateformes déclarent vos ventes de l'année précédente si vous avez réalisé au moins 30 ventes ou plus de 2 000 €.

  3. Mai-juin

    Déclaration de revenus

    Chiffre d'affaires de l'année précédente sur la 2042-C-PRO, même avec le versement libératoire.

  4. 1er juil. 2026

    ACRE réduite

    Pour les activités démarrées depuis cette date, la réduction de cotisations passe de 50 % à 25 %.

  5. 1er sept. 2026

    Réception des factures électroniques

    Obligatoire pour toutes les entreprises, micro-entrepreneurs compris.

  6. 30 sept. 2026

    Versement libératoire

    Date limite pour opter, ou renoncer, pour 2027.

  7. 31 oct. 2026

    Déclaration trimestrielle

    Chiffre d'affaires de juillet à septembre, même nul. Un changement de rythme de déclaration pour 2027 se demande avant cette date.

  8. 15 déc. 2026

    Paiement de la CFE

    Avis uniquement dans l'espace professionnel sur impots.gouv.fr.

  9. 1er sept. 2027

    Émission des factures électroniques

    Obligation d'émettre et e-reporting pour les PME et micro-entreprises.

Cumuler la micro-entreprise avec un emploi, des études, le chômage ou la retraite

Salarié. Le cumul est autorisé, dans le respect de l'obligation de loyauté : ni concurrence envers votre employeur, ni travail pour votre activité sur vos heures de travail. Une clause d'exclusivité ne peut pas vous être opposée pendant un an lorsque vous créez une entreprise (article L1222-5 du Code du travail). Les cotisations de micro-entrepreneur s'ajoutent à celles de votre salaire.

Étudiant. Rien ne l'interdit. Si vous êtes rattaché au foyer fiscal de vos parents, vos revenus d'activité s'ajoutent aux leurs ; ils peuvent aussi réduire certaines aides, comme les aides au logement : simulez avant de vous lancer.

Agent public. Le Code général de la fonction publique interdit en principe toute activité privée lucrative, avec de nombreuses exceptions : selon l'activité et votre temps de travail, le cumul est libre, soumis à déclaration ou à autorisation préalable. Interrogez d'abord votre administration.

Demandeur d'emploi. Vous pouvez conserver tout ou partie de votre allocation chômage, réduite en fonction des revenus d'activité déclarés chaque mois à France Travail, ou demander le versement de 60 % de vos droits restants sous forme de capital (ARCE). Les deux formules ne se cumulent pas : faites les calculs avec votre conseiller avant de choisir.

Retraité. Le cumul emploi-retraite est possible si vous avez atteint l'âge légal, liquidé toutes vos retraites et rompu tout lien avec votre dernier employeur. Informez par écrit votre caisse de retraite (Cnav ou Carsat) dans le mois qui suit le début d'activité (fiche Service-public).

Créer sa micro-entreprise en 2026 : la marche à suivre

  1. Classez votre activité, puis faites le calcul

    Vente, services BIC ou libéral : cette case fixe taux, plafond, seuil de TVA et abattement. Le simulateur officiel de l'Urssaf estime ensuite cotisations et impôt ; en revente à faible marge, faites aussi chiffrer le régime réel.

  2. Immatriculez-vous sur le guichet unique

    En ligne, sur le guichet unique de l'INPI, entre un mois avant et 15 jours après le début d'activité, avec une pièce d'identité, un justificatif de domicile et une déclaration sur l'honneur de non-condamnation. C'est gratuit, sauf rares exceptions comme les agents commerciaux : les sites privés qui facturent la démarche, parfois en imitant un site officiel, n'ont rien d'obligatoire.

  3. Décidez de l'ACRE et du versement libératoire

    Demandez l'ACRE dans les 60 jours si vous y avez droit, et optez pour le versement libératoire dès la création si votre foyer est imposable et remplit la condition de revenu.

  4. Organisez-vous dès le premier jour

    Livre des recettes, registre des achats, registre des objets mobiliers si vous revendez de l'occasion achetée à des particuliers, compte bancaire séparé, plateforme de réception des factures électroniques.

  5. Déclarez, provisionnez, surveillez les seuils

    Déclarez à chaque échéance, même à zéro, et mettez de côté 13,4 % (vente), 23 % (services BIC) ou 28 % (libéral) de vos encaissements, versement libératoire compris. À l'approche de 37 500 € de services ou 85 000 € de ventes, préparez prix et facturation avec TVA avant le franchissement.

Méfiez-vous enfin des programmes qui promettent des revenus d'achat-revente ou de freelance sans parler de cotisations, de TVA ni de registres : nos 12 signaux d'alerte avant de payer une formation en ligne aident à trier, et Hyrulea Trust à vérifier la réputation d'un outil ou d'un service. Pour confronter vos calculs à ceux d'autres revendeurs, rendez-vous dans la communauté h/achatrevente ; les freelances ont la leur, h/business.

Questions fréquentes

Quel est le plafond de la micro-entreprise en 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2026, et jusqu'en 2028, le chiffre d'affaires annuel hors taxes ne doit pas dépasser 203 100 € pour la vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services, qu'elles relèvent des BIC ou des BNC. En cas d'activité mixte, le total reste limité à 203 100 €, dont 83 600 € au maximum pour les services. L'année de création, le plafond est réduit au prorata du temps d'activité.

Auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur : quelle différence ?

Aucune : les deux termes désignent le même statut, celui d'un entrepreneur individuel soumis à un régime fiscal et social simplifié. « Micro-entrepreneur » est le terme officiel ; « auto-entrepreneur », l'ancien nom, reste très utilisé, jusque dans l'adresse du site de l'Urssaf, autoentrepreneur.urssaf.fr.

Qu'est-ce qui change pour les micro-entrepreneurs en 2026 ?

Les plafonds de chiffre d'affaires passent à 203 100 € (vente) et 83 600 € (services) au 1er janvier 2026. Le taux de cotisations des libéraux relevant de la SSI monte à 25,6 %. Pour les activités démarrées depuis le 1er juillet 2026, l'ACRE ne réduit plus les cotisations que de 25 %, contre 50 % auparavant. Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise doit pouvoir recevoir des factures électroniques ; les seuils de franchise de TVA, eux, restent à 85 000 € et 37 500 €.

Quel est le taux de cotisation d'un auto-entrepreneur en 2026 ?

En 2026, les cotisations sociales représentent 12,3 % du chiffre d'affaires pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales, 25,6 % pour les activités libérales relevant de la Sécurité sociale des indépendants et 23,2 % pour les professions libérales affiliées à la Cipav. S'y ajoutent la contribution à la formation professionnelle (0,1 % à 0,3 %) et, en option, le versement libératoire de l'impôt sur le revenu (1 %, 1,7 % ou 2,2 %).

Quel est le seuil de TVA pour un auto-entrepreneur en 2026 ?

La franchise en base de TVA s'applique si le chiffre d'affaires de l'année précédente n'a pas dépassé 85 000 € pour la vente de marchandises ou 37 500 € pour les prestations de services. En cours d'année, la TVA devient due dès l'opération qui fait dépasser 93 500 € (vente) ou 41 250 € (services). Le seuil unique de 25 000 € prévu par la loi de finances pour 2025 n'a jamais été appliqué : il a été supprimé par une loi du 3 novembre 2025.

Combien reste-t-il sur 1 000 € facturés en auto-entrepreneur ?

En 2026, avec le versement libératoire et avant frais professionnels, il reste environ 720 € pour une activité libérale relevant de la SSI (25,6 % de cotisations, 0,2 % de formation, 2,2 % d'impôt), 770 € pour des services commerciaux ou artisanaux et 866 € pour la vente de marchandises, avant le coût des achats. Sans versement libératoire, l'impôt dépend du barème et des autres revenus du foyer.

Combien de chiffre d'affaires pour valider 4 trimestres de retraite en micro-entreprise ?

En 2026, il faut encaisser environ 24 115 € de chiffre d'affaires en vente de marchandises, 13 990 € en prestations de services commerciales ou artisanales et 10 850 € en activité libérale relevant de la SSI, cotisations payées. Ces seuils découlent du calcul officiel : chaque tranche de 1 803 € de revenu cotisé (150 fois le Smic horaire) valide un trimestre, dans la limite de quatre par an. Sans chiffre d'affaires, aucun trimestre n'est validé.

Faut-il être auto-entrepreneur pour revendre sur Vinted ou Leboncoin ?

Pas pour vendre vos propres affaires d'occasion : ces ventes ne sont pas une activité professionnelle et leurs gains sont en principe exonérés d'impôt. En revanche, acheter des objets dans le but de les revendre, de façon habituelle, est une activité commerciale qu'il faut déclarer, quel que soit le montant. Le fait qu'une plateforme vous signale au fisc au titre de DAC7 (au moins 30 ventes ou plus de 2 000 € par an) ne dit rien, à lui seul, de votre statut.

Peut-on être salarié et auto-entrepreneur en même temps ?

Oui. Il faut respecter l'obligation de loyauté envers votre employeur, donc ne pas le concurrencer ni travailler pour votre activité pendant votre temps de travail. Une clause d'exclusivité ne peut pas vous être opposée pendant un an si vous créez une entreprise. Les agents publics sont soumis à des règles plus strictes : selon l'activité, le cumul est libre, soumis à déclaration ou à autorisation préalable, voire interdit.

Que se passe-t-il si on dépasse le plafond de la micro-entreprise ?

Un dépassement sur une seule année civile n'a pas de conséquence sur le régime. Si le chiffre d'affaires dépasse le plafond deux années civiles consécutives, l'entreprise bascule au régime réel à partir du 1er janvier de l'année suivante. Le franchissement des seuils de TVA, plus bas, a lui des effets immédiats et doit être surveillé séparément.

Comment fermer sa micro-entreprise ?

Déclarez la cessation sur le guichet unique des formalités d'entreprises dans les 30 jours qui suivent l'arrêt de l'activité, puis votre dernier chiffre d'affaires sur autoentrepreneur.urssaf.fr, en réglant les cotisations correspondantes. Au printemps suivant, reportez le chiffre d'affaires de l'année sur la déclaration 2042-C-PRO. La CFE reste due pour l'année entière si vous étiez en activité au 1er janvier, mais vous pouvez demander un dégrèvement pour les mois sans activité.

Comment créer une micro-entreprise ?

L'immatriculation se fait en ligne et gratuitement, sauf rares exceptions, sur le guichet unique des formalités d'entreprises tenu par l'INPI, au plus tôt un mois avant le début d'activité et au plus tard 15 jours après. Il faut une pièce d'identité, un justificatif de domicile et une déclaration sur l'honneur de non-condamnation. Les sites privés qui facturent cette démarche ne sont pas obligatoires.

Sources

  1. [1]L'essentiel du statut de micro-entrepreneur (plafonds, taux de cotisations, ACRE, versement libératoire) — Urssaf
  2. [2]Décret n° 2024-484 du 30 mai 2024 (hausse par étapes du taux des micro-entrepreneurs libéraux relevant de la Sécurité sociale des indépendants) — Journal officiel, 30 mai 2024
  3. [3]Code général des impôts (art. 50-0, 102 ter, 150 UA, 151-0, 258 A, 289 bis, 293 B, 293 D, 297 A, 1478, 1647 D et 1649 ter A à 1649 ter E) — Légifrance, Version consolidée
  4. [4]Code de la sécurité sociale (art. L131-6-4, L613-7, L613-8 et L613-10, régime micro-social et Acre) — Légifrance, Version consolidée
  5. [5]Code de la sécurité sociale, article D613-4 (taux de cotisations des micro-entrepreneurs en vigueur depuis le 1er janvier 2026) — Légifrance, Version en vigueur depuis le 1er janvier 2026
  6. [6]Code de commerce (art. L110-1, L121-1, L123-28 et L526-22) — Légifrance, Version consolidée
  7. [7]Code pénal (art. 321-7 et R321-1, registre des objets mobiliers usagés) — Légifrance, Version consolidée
  8. [8]Code du travail (art. L1222-5, clause d'exclusivité et création d'entreprise) — Légifrance, Version consolidée
  9. [9]Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 (réforme de la franchise en base de TVA) — Journal officiel, 14 février 2025
  10. [10]Loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 (calendrier de la facturation électronique) — Journal officiel, 29 décembre 2023
  11. [11]Loi n° 2025-1044 du 3 novembre 2025 (suppression du seuil unique de franchise en base de TVA de 25 000 €) — Journal officiel, 3 novembre 2025
  12. [12]Franchise en base de TVA (seuils 2026, prorata l'année de création, dépassement) — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 1er janvier 2026
  13. [13]Cotisations sociales d'un micro-entrepreneur : ce qu'il faut savoir — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 1er janvier 2026
  14. [14]Aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (Acre) — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 1er juillet 2026
  15. [15]Régime de retraite du micro-entrepreneur (calcul des trimestres validés en 2026) — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 1er avril 2026
  16. [16]Simulateur de revenus pour auto-entrepreneur — Urssaf
  17. [17]Régime fiscal de la micro-entreprise (versement libératoire, seuil de revenu) — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 13 mai 2026
  18. [18]Un micro-entrepreneur doit-il payer la cotisation foncière des entreprises (CFE) ? — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 26 mars 2026
  19. [19]Vente de biens d'occasion par des professionnels (déclaration préalable, registre des objets mobiliers) — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 24 avril 2026
  20. [20]Comment se mettre en conformité avec l'obligation de facturation électronique ? — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 7 août 2026
  21. [21]Création d'entreprise : formalités d'immatriculation d'une micro-entreprise — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 18 mars 2026
  22. [22]Micro-entrepreneur : ce qu'il faut savoir — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 21 février 2026
  23. [23]Comment cumuler les statuts de retraité et de micro-entrepreneur ? (conditions, activités exclues du régime) — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 1er janvier 2026
  24. [24]Mentions obligatoires sur une facture — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 11 août 2026
  25. [25]Cessation d'activité du micro-entrepreneur (fermeture volontaire) — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 9 décembre 2025
  26. [26]Micro-entrepreneur : quand déclarer son chiffre d'affaires ? (échéances, pénalités, changement de périodicité) — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 1er janvier 2026
  27. [27]Compte bancaire du micro-entrepreneur (auto-entrepreneur) — Service-public (Entreprendre), Mise à jour du 28 mai 2026
  28. [28]Directive (UE) 2021/514 (DAC7) relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal — EUR-Lex, 22 mars 2021
  29. [29]Directive (UE) 2017/2455 (TVA du commerce électronique, seuil de 10 000 € et guichet unique) — EUR-Lex, 5 décembre 2017
  30. [30]Guichet unique des formalités d'entreprises — INPI
  31. [31]Espace professionnel (CFE, messagerie, paiements) — impots.gouv.fr (DGFiP)

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