L'élection présidentielle de 2027 a désormais ses dates : le premier tour aura lieu le dimanche 18 avril 2027, le second le dimanche 2 mai 2027. Emmanuel Macron, qui achève son second mandat consécutif, ne peut pas se représenter : l'article 6 de la Constitution interdit d'exercer plus de deux mandats consécutifs.
Au 25 septembre 2026, les candidatures se multiplient, mais aucune n'est encore officielle au sens du droit électoral : il faudra réunir 500 parrainages d'élus avant le 12 mars 2027, puis figurer sur la liste arrêtée par le Conseil constitutionnel. Ce dossier distingue ce qui est acté (dates, règles), ce qui est déclaré (les candidatures annoncées publiquement) et ce qui reste incertain (candidatures envisagées, suites judiciaires, primaires). Les candidats et partis sont présentés par ordre alphabétique et sous le nom qu'ils se donnent.
18 avril 2027
Premier tour
2 mai 2027
Second tour
500
Parrainages d'élus requis
16,851 M€
Plafond de dépenses au premier tour
12 mars 2027
Date limite d'inscription sur les listes
Les dates officielles de la présidentielle 2027
Le choix a été annoncé à l'issue du Conseil des ministres du 1er juillet 2026. Selon le compte rendu officiel, le ministre de l'Intérieur a présenté une communication sur le calendrier électoral 2027, après consultation des représentants des partis politiques : « la date du dimanche 18 avril 2027 a été retenue » pour le premier tour, « et le 2 mai 2027 pour le second tour ». En Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et en Polynésie française, les électeurs voteront le samedi pour tenir compte du décalage horaire, soit les 17 avril et 1er mai, précise Service-Public.
Ces dates respectent l'article 7 de la Constitution : l'élection a lieu « vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du président en exercice », et le second tour se tient le quatorzième jour après le premier, entre les deux candidats arrivés en tête (sauf si l'un d'eux obtient la majorité absolue dès le premier tour). Le second mandat d'Emmanuel Macron ayant commencé le 14 mai 2022, rappelle Public Sénat, il s'achève le 13 mai 2027. Le gouvernement a préféré cette option à une autre, écartée, qui aurait placé le scrutin les 11 et 25 avril.
Un premier texte d'application est paru : le décret n° 2026-273 du 15 avril 2026, publié au Journal officiel le 16 avril, modifie le décret de 2001 qui encadre l'élection, notamment pour pérenniser le dépôt dématérialisé des comptes de campagne auprès de la CNCCFP.
Le calendrier de l'élection, étape par étape
Certaines étapes découlent directement de la loi et du calendrier du 1er juillet ; d'autres ne sont que des ordres de grandeur. Les dates marquées « calcul » résultent de l'application des règles légales aux dates du scrutin.
Ouverture de la période de financement
Les recettes et dépenses de campagne sont comptabilisées à partir de cette date, selon la CNCCFP.
Dates du scrutin fixées
Le Conseil des ministres retient les 18 avril et 2 mai 2027.
Primaire « Choisir 2027 »
Premier et éventuel second tour de la primaire organisée par le PS, Place publique et la GRS.
Vote des adhérents écologistes
Les Écologistes choisissent entre une candidature issue du parti et le ralliement à un autre candidat de gauche.
Décret de convocation des électeurs
Sa publication ouvre la période de parrainage.
Clôture des parrainages
Date limite de réception des 500 présentations par le Conseil constitutionnel (18 h) ; date limite d'inscription sur les listes électorales, hors cas particuliers.
Décision possible de la Cour de cassation
Sur le pourvoi de Marine Le Pen ; calendrier « susceptible d'évoluer ».
Ouverture de la campagne officielle
Selon le calendrier établi par Toute l'Europe.
Premier tour
Samedi 17 avril dans sept territoires d'outre-mer.
Second tour
Samedi 1er mai dans ces mêmes territoires.
Fin du mandat en cours
Le second mandat d'Emmanuel Macron a commencé le 14 mai 2022.
Dépôt des comptes de campagne
Onzième vendredi suivant le premier tour, auprès de la CNCCFP.
Être candidat : 500 parrainages et une liste arrêtée par le Conseil constitutionnel
Annoncer sa candidature dans un journal télévisé ne suffit pas. La loi du 6 novembre 1962 impose d'être présenté par au moins 500 élus habilités (parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, maires, etc.). Ces présentations, que l'on appelle couramment parrainages, doivent provenir d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer différents, et pas plus d'un dixième d'entre elles ne peut venir d'un même département.
Elles doivent parvenir au Conseil constitutionnel au plus tard le sixième vendredi précédant le premier tour à 18 h, soit le vendredi 12 mars 2027 à 18 h, détaille Les Affiches-Moniteur. Selon la même source, les élus remplissent le formulaire officiel papier, qui doit parvenir en original au Conseil constitutionnel avec leur signature manuscrite : ni photocopie, ni télécopie, ni document électronique. Seule exception : en outre-mer, la présentation peut être déposée auprès du représentant de l'État et, pour les élus de l'Assemblée des Français de l'étranger et des conseils consulaires, auprès du chef de poste diplomatique ou consulaire. Le parrainage n'est pas anonyme : le Conseil publie le nom et la qualité des parrains au moins deux fois par semaine pendant la période de collecte.
Le Conseil constitutionnel vérifie ensuite la validité des présentations et arrête la liste des candidats. C'est cette liste, et elle seule, qui dira qui figure sur les bulletins de vote.
Financement de campagne : plafonds, dons et contrôle de la CNCCFP
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a publié le 3 avril 2026 son guide à l'usage des candidats, adopté le 26 mars après avis du Conseil constitutionnel. Il fixe les règles suivantes.
- Période de financement. Elle dure un an et a commencé le 1er avril 2026. Elle court, pour les dépenses, jusqu'à la veille du tour de scrutin auquel le candidat participe et, pour les recettes, jusqu'au dépôt du compte.
- Mandataire obligatoire. Chaque candidat déclare en préfecture un mandataire financier ou une association de financement électorale, seul habilité à encaisser les fonds et à régler les dépenses, sur un compte bancaire unique.
- Plafonds de dépenses. « En l'état actuel des textes », ils s'élèvent à 16,851 millions d'euros pour les candidats présents au premier tour et à 22,509 millions d'euros pour les deux candidats du second tour. En cas de dépassement, le compte peut être rejeté et le candidat doit verser au Trésor public une somme égale au dépassement.
- Dons. Seules les personnes physiques peuvent faire des dons, dans la limite de 4 600 euros par personne pour une même élection, tous candidats confondus. Les dons et concours des personnes morales (entreprises, associations…) sont interdits, à l'exception de ceux des partis et groupements politiques. Tout don de plus de 150 euros doit être versé par chèque, virement, prélèvement ou carte bancaire, et le total des dons en espèces ne peut dépasser 20 % du plafond de dépenses.
- Dépôt du compte. Le compte est déposé par voie dématérialisée, au plus tard le onzième vendredi suivant le premier tour à 18 h, soit le 2 juillet 2027 selon notre calcul.
| Situation du candidat | Remboursement forfaitaire maximal de l'État | Ordre de grandeur (calcul Hyrulea) |
|---|---|---|
| Moins de 5 % des suffrages exprimés au premier tour | 4,75 % du plafond du premier tour | Environ 800 000 € |
| Au moins 5 % des suffrages exprimés au premier tour | 47,5 % du plafond du premier tour | Environ 8 millions d'euros |
| Présent au second tour | 47,5 % du plafond du second tour | Environ 10,7 millions d'euros |
Le remboursement ne peut jamais dépasser les dépenses remboursables retenues par la commission ni l'apport personnel du candidat (diminué du solde du compte), et il n'est versé que si le compte a été déposé dans les délais et n'a pas été rejeté. Chaque candidat reçoit une avance forfaitaire de 200 000 euros à la publication de la liste officielle, déduite ensuite du remboursement.
Les candidats déclarés au 25 septembre 2026
Le tableau ci-dessous recense les personnalités présentées comme candidates déclarées par LCP (liste mise à jour le 24 septembre 2026) et par Toute l'Europe (mise à jour du 18 septembre 2026), hors participants à la primaire socialiste (voir plus bas). « Date non confirmée » : la candidature figure dans ces recensements, mais nous n'avons pas pu confirmer nous-mêmes la date de son annonce.
| Candidat | Parti ou mouvement | Annonce de candidature |
|---|---|---|
| Nathalie Arthaud | Lutte ouvrière | 8 décembre 2025, conférence de presse à Paris après le congrès du parti (franceinfo) |
| François Asselineau | Union populaire républicaine | Date non confirmée (recensé par LCP) |
| Gabriel Attal | Renaissance (secrétaire général) | 22 mai 2026, à Mur-de-Barrez, Aveyron (LCP) |
| Delphine Batho | Génération écologie | Date non confirmée (recensé par LCP) |
| Olivier Becht | Député du Haut-Rhin, groupe Ensemble pour la République | 24 septembre 2026, entretien à Paris Match (recensé par LCP) |
| Xavier Bertrand | Les Républicains (président de la région Hauts-de-France, mouvement Nous France), candidature sans l'investiture LR | 27 août 2026, à l'université de rentrée du Medef (franceinfo) |
| Karim Bouamrane | Parti socialiste (maire de Saint-Ouen-sur-Seine), hors primaire | Date non confirmée (recensé par LCP, Toute l'Europe) |
| Juan Branco | Les Ruches (selon Toute l'Europe) | Date non confirmée (recensé par Toute l'Europe) |
| Bernard Cazeneuve | La Convention, hors primaire | 16 juillet 2026, entretien au Parisien (LCP) ; candidat déclaré pour Toute l'Europe, classé parmi « ceux qui sont tentés » par LCP |
| Nicolas Dupont-Aignan | Debout la France | 8 mars 2025, réunion publique à Yerres, Essonne (franceinfo) |
| Clara Egger | Solution démocratique | Date non confirmée (recensé par LCP) |
| Anasse Kazib | Révolution permanente | 1er juin 2026 (franceinfo) |
| Selma Labib | NPA-Révolutionnaires | Date non confirmée (recensé par Toute l'Europe) |
| Francis Lalanne | France Libre | Date non confirmée (recensé par LCP) |
| Marine Le Pen | Rassemblement national | Candidature lancée en septembre 2023 sur TF1 selon LCP, confirmée le 7 juillet 2026 sur TF1 après l'arrêt de la cour d'appel (franceinfo) |
| David Lisnard | Nouvelle Énergie | 31 mars 2026, journal de 20 h de France 2, le jour de son départ des Républicains (franceinfo) |
| Lydie Massard | Union démocratique bretonne | Date non confirmée (recensé par Toute l'Europe) |
| Benoît Mathieu | Non précisé par nos sources | Date non confirmée (recensé par Toute l'Europe) |
| Jean-Luc Mélenchon | La France insoumise | 3 mai 2026, journal de 20 h de TF1, après validation par les élus du mouvement (LCP) |
| Antoine Mikolajczak | Équinoxe | Date non confirmée (recensé par LCP) |
| Édouard Philippe | Horizons (président) | 3 septembre 2024, entretien au Point (franceinfo) |
| Florian Philippot | Les Patriotes (président) | 9 mai 2026, sur France 2 (franceinfo) |
| Bruno Retailleau | Les Républicains (président) | Désigné le 19 avril 2026 par une consultation des adhérents (Les Républicains) |
| Fabien Roussel | Parti communiste français (secrétaire national) | Désigné le 6 septembre 2026 par une consultation des adhérents (PCF) |
| Éric Zemmour | Reconquête (président) | 17 septembre 2026, sur BFMTV (LCP) |
Quelques précisions sur les modes de désignation :
- Les Républicains ont consulté en ligne leurs adhérents, qui avaient le choix entre une primaire ouverte, une primaire réservée aux adhérents et la désignation directe de leur président. Avec une participation de 60,01 %, la désignation directe de Bruno Retailleau l'a emporté avec 73,8 % des voix, contre 14 % pour une primaire ouverte et 12,2 % pour une primaire fermée, selon le parti.
- Le PCF a consulté ses adhérents du 3 au 6 septembre 2026 : 24 112 votants sur 37 620 inscrits (64,09 %), dont 72,06 % pour la candidature de Fabien Roussel, selon le parti.
- Xavier Bertrand a répondu « Je le serai » à la question d'une candidature, tout en précisant que « le moment n'est pas venu » d'une déclaration formelle, et a dit refuser toute primaire, rapporte franceinfo. David Lisnard, lui, réclamait lors de sa déclaration du 31 mars 2026 une primaire ouverte de la droite, selon franceinfo. À notre connaissance, aucune primaire commune à la droite et au centre n'est organisée à ce jour.
- Au Rassemblement national, Jordan Bardella, président du parti, fait équipe avec Marine Le Pen : ce « ticket présidentiel » est entré en campagne le 8 juillet 2026 à La Flèche, selon France 24.
La primaire « Choisir 2027 » : cinq candidats les 9-10 et 16-17 octobre
Le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste (GRS) organisent une primaire commune, baptisée « Choisir 2027 ». Le 9 juillet 2026, les militants socialistes avaient choisi à 55,5 % une primaire réservée aux adhérents et aux organisations du « pôle social-démocrate », contre 44,5 % pour la primaire ouverte défendue par Olivier Faure, rapporte LCP.
Cinq candidatures ont été validées le 16 septembre 2026, selon Toute l'Europe. Celle du député de l'Eure Philippe Brun, suspendu du PS, n'a pas été retenue.
| Candidat à la primaire | Parti | Annonce |
|---|---|---|
| Olivier Faure | Parti socialiste (premier secrétaire) | 30 août 2026, journal de 20 h de TF1 (franceinfo) |
| Raphaël Glucksmann | Place publique | 23 août 2026, journal de 20 h de TF1 (LCP) |
| Jérôme Guedj | Parti socialiste | Février 2026 (franceinfo) |
| Emmanuel Maurel | Gauche républicaine et socialiste | 4 septembre 2026 (franceinfo) |
| Ségolène Royal | Ancienne candidate du PS à la présidentielle de 2007 | 10 juillet 2026 (franceinfo) |
Les règles, telles que présentées par LCP et le PS :
- Dates. Premier tour du vendredi 9 octobre (8 h) au samedi 10 octobre 2026 (20 h), second tour éventuel du 16 au 17 octobre aux mêmes horaires.
- Qui vote. Les adhérents à jour de cotisation des partis participants, et les personnes qui s'acquittent d'une participation de 15 euros (10 euros au tarif social). Inscription au plus tard le 5 octobre pour le premier tour et le 12 octobre pour le second.
- Comment. Vote uniquement électronique, en ligne ou sur tablette dans des points de vote physiques.
- Débats. Un premier débat a réuni les cinq candidats le mercredi 23 septembre sur LCI, rapporte franceinfo. Un deuxième est prévu le jeudi 1er octobre sur France 2 et France Inter, puis un troisième sur BFMTV quelques jours avant le premier tour, selon franceinfo.
Écologistes, François Ruffin : des situations en suspens
La primaire « de la gauche unitaire », prévue le 11 octobre 2026 avec notamment Les Écologistes et le mouvement Debout !, n'aura pas lieu dans sa forme initiale. Le 21 septembre 2026, Les Écologistes ont adopté à 69,44 % une motion qui acte l'abandon de cette primaire, rapporte Public Sénat. Marine Tondelier reste la candidate désignée du parti, mais ses adhérents voteront du 10 au 13 décembre 2026 pour choisir entre une candidature écologiste et le soutien à un candidat d'une autre formation de gauche.
François Ruffin (Debout !) avait déclaré le 12 mai 2026 sur France Inter : « S'il n'y a pas de primaire, moi j'y vais », selon LCP. Selon Toute l'Europe, il avait indiqué qu'il maintiendrait sa candidature, « qu'il participe ou non à la primaire de la gauche », et LCP le range parmi les « déclarés sous conditions ». La condition qu'il avait posée, l'absence de primaire, est désormais remplie ; nous n'avons toutefois pas trouvé de nouvelle déclaration formelle de sa part depuis le 21 septembre.
Les candidatures possibles mais non déclarées
Plusieurs personnalités sont régulièrement citées sans avoir annoncé de candidature au 25 septembre 2026. Selon LCP :
- François Hollande (Parti socialiste) dira « en décembre » quelle est sa décision et refuse de participer à la primaire ;
- Bruno Le Maire (Renaissance) doit se prononcer « en octobre » et a publié un texte programmatique le 23 août ;
- Dominique de Villepin (La France humaniste) n'est pas officiellement candidat, mais une équipe prépare la recherche de ses 500 parrainages ;
- Élisabeth Borne, qui a quitté la direction de Renaissance, figure aussi parmi « ceux qui sont tentés » recensés par LCP.
À l'inverse, François Bayrou (MoDem) a déclaré à Paris Match qu'il n'était « pas candidat », rapportait franceinfo le 10 juin 2026.
Marine Le Pen : où en est la procédure judiciaire ?
La question de l'éligibilité de Marine Le Pen se pose depuis le jugement de première instance du 31 mars 2025, qui l'avait condamnée dans l'affaire dite « des assistants parlementaires du Front national » à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
L'arrêt d'appel du 7 juillet 2026. Après un procès tenu du 13 janvier au 12 février 2026, la cour d'appel de Paris a reconnu coupables les douze prévenus qui avaient fait appel, dont Marine Le Pen (détournement de fonds publics et complicité) et le Rassemblement national en tant que personne morale, selon le communiqué de la cour. Elle a évalué le préjudice du Parlement européen à 2,8 millions d'euros. Marine Le Pen a été condamnée à trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis, la partie ferme étant aménagée en détention à domicile sous surveillance électronique, et à 45 mois d'inéligibilité dont 30 avec sursis. La cour a considéré que l'exécution de cette peine depuis le 31 mars 2025 avait « d'ores et déjà réparé l'atteinte à la probité » et que l'ignorer porterait atteinte à la liberté des candidatures. Toute l'Europe en conclut que les 15 mois d'inéligibilité ferme étaient purgés au 30 juin 2026.
Le pourvoi en cassation. Le soir même, sur TF1, Marine Le Pen a annoncé se pourvoir en cassation et confirmé sa candidature, rapporte franceinfo. Treize pourvois ont été formés entre le 7 et le 17 juillet dans ce dossier, et les avocats ont jusqu'au 1er ou au 15 octobre 2026, selon leur date de constitution, pour déposer leurs mémoires, indiquait franceinfo le 4 septembre 2026. Les conseils de Marine Le Pen et du RN ont demandé, en vain, une prorogation de quinze jours de ce délai, rapportait Le Figaro le 22 septembre. Le parquet général, lui, a annoncé le 15 juillet 2026 ne pas se pourvoir en cassation.
Le calendrier de la Cour de cassation. Dans un communiqué cité par franceinfo, la Cour a indiqué qu'elle « pourrait » se prononcer « au plus tard début avril 2027 », soit après la clôture des parrainages (12 mars) et avant le premier tour, en précisant que ce calendrier est « susceptible d'évoluer » selon les nécessités de la procédure.
Que disent les sondages ? Une photographie, pas une prédiction
Les sondages d'intentions de vote publiés en France font l'objet d'une notice déposée auprès de la Commission des sondages, qui les met en ligne. Plusieurs instituts, dont Cluster17 et Toluna Harris Interactive, ont publié des intentions de vote pour 2027 en septembre 2026. À titre d'exemple, voici l'une des hypothèses testées par l'un d'eux, présentée telle que publiée par l'institut.
- Institut et commanditaires : Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL, publié le 14 septembre 2026 (notice technique).
- Terrain : en ligne, du 8 au 10 septembre 2026.
- Échantillon : 2 052 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d'un échantillon de 2 358 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Les intentions de vote portent sur 1 339 personnes certaines d'aller voter et ayant exprimé un choix.
- Marge d'erreur : entre 1,4 et 2,9 points selon le score, d'après l'institut.
| Hypothèse testée (Glucksmann, Attal et Philippe candidats) | Intentions de vote au 1er tour |
|---|---|
| Nathalie Arthaud | 1 % |
| Jean-Luc Mélenchon | 16 % |
| Fabien Roussel | 2 % |
| Marine Tondelier | 3 % |
| Raphaël Glucksmann | 9 % |
| Gabriel Attal | 8 % |
| Édouard Philippe | 14 % |
| Bruno Retailleau | 7 % |
| Nicolas Dupont-Aignan | 2 % |
| Marine Le Pen | 33 % |
| Éric Zemmour | 5 % |
Voter en 2027 : inscription sur les listes et procuration
S'inscrire sur les listes électorales
Pour voter, il faut avoir au moins 18 ans la veille du scrutin, être de nationalité française et jouir de ses droits civils et politiques, rappelle Service-Public.
Vérifiez d'abord votre situation
Le téléservice « Vérifier votre inscription électorale et votre bureau de vote », accessible depuis service-public.gouv.fr, indique si vous êtes inscrit et où vous votez. Un déménagement non signalé peut vous avoir laissé inscrit dans votre ancienne commune.
Sachez si vous êtes inscrit d'office
L'inscription est automatique à 18 ans si vous avez fait votre recensement citoyen à 16 ans, ainsi que pour les personnes devenues françaises depuis 2019.
Inscrivez-vous en ligne ou en mairie
En ligne avec le service « Demande d'inscription en ligne sur les listes électorales », ou en mairie avec le formulaire cerfa n° 12669, un justificatif d'identité et un justificatif de domicile de moins de trois mois.
Respectez la date limite
L'inscription est possible toute l'année, mais pour voter à une élection donnée, la mairie doit recevoir votre demande au plus tard le 6e vendredi avant le premier tour, soit le vendredi 12 mars 2027 pour la présidentielle, selon le calendrier publié par Toute l'Europe. Dans certaines situations (18 ans atteints après cette date, déménagement pour raison professionnelle, acquisition de la nationalité française, départ à la retraite d'un agent public, retour à la vie civile, recouvrement du droit de vote), l'inscription reste possible jusqu'au 10e jour avant le premier tour, précise Service-Public, soit le 8 avril 2027. N'attendez pas les derniers jours.
Voter par procuration
Si vous ne pouvez pas vous déplacer le 18 avril ou le 2 mai 2027, vous pouvez confier votre vote à un autre électeur. Les règles, selon Service-Public :
- Qui choisir. Vous désignez librement l'électeur qui votera à votre place, y compris s'il est inscrit dans une autre commune. Il devra en revanche voter dans votre bureau de vote.
- Combien de procurations. Une même personne ne peut détenir qu'une seule procuration établie en France ; des cumuls plus larges sont prévus pour les procurations établies à l'étranger.
- Comment. Trois voies : la demande en ligne sur maprocuration.gouv.fr, à faire valider ensuite dans un commissariat ou une gendarmerie ; la procédure entièrement en ligne avec l'identité numérique certifiée France Identité ; ou le formulaire papier, à déposer avec une pièce d'identité au commissariat, à la gendarmerie, au tribunal judiciaire ou dans un lieu désigné par le préfet.
- Pour quelle durée. Pour une seule élection ou pour une durée déterminée, dans la limite d'un an pour un électeur inscrit en France.
- Quand. Le plus tôt possible, pour tenir compte des délais d'acheminement.
Avant le 12 mars 2027
- Vérifier votre inscription et votre bureau de vote sur service-public.gouv.fr.
- Signaler un déménagement en vous réinscrivant dans votre nouvelle commune.
- Prévoir une pièce d'identité : elle permet aussi de récupérer au bureau de vote une carte électorale qui ne vous aurait pas été distribuée.
- Prévoir une procuration si vous êtes absent le 18 avril ou le 2 mai 2027.
- Vous méfier des contenus de campagne truqués : les règles européennes sur les hypertrucages sont détaillées dans notre article sur l'AI Act.
Les prochaines échéances à surveiller
Dates, parrainages et plafonds de dépenses sont fixés ; le reste bouge encore. À suivre : le débat de la primaire « Choisir 2027 » le 1er octobre puis le vote des 9-10 et 16-17 octobre, le dépôt des mémoires devant la Cour de cassation dans le dossier Le Pen (1er ou 15 octobre), les décisions annoncées de Bruno Le Maire (octobre) et de François Hollande (décembre), le vote des Écologistes en décembre, le décret de convocation début 2027, la clôture des parrainages le 12 mars et la décision de la Cour de cassation. Ce dossier sera mis à jour au fil des annonces ; les règles européennes sur les contenus générés par IA sont expliquées dans notre article sur l'AI Act, et nos autres articles d'actualité sont dans la rubrique Actu.



